Le soleil se couche, l'armée est relevée.
Je suis resté là: mutilé, humilié.
Le froid ronge mes os ; la nuit, mes pensées.
Mais que faire de moi ? Mes frères m'ont déserté.
Maintenant, je ne suis qu'un amas de vie sans vigueur.
Mon esprit divague et je ne vois plus qu'avec mon coeur.
La mort